FAQ

Qui a intérêt à supprimer la CCT Santé 21?

Bonne question. Peut-être avez-vous d’ailleurs la réponse? Un des arguments régulièrement avancé est la réalisation d’économies. Le but est louable. Mais comment réaliser des économies en doublant le nombre de CCT – donc en doublant ses frais de fonctionnement – et en mettant la pression sur un personnel de soins déjà en situation de pénurie? En théorie, cela peut fonctionner. Dans notre monde, ce sera difficile.

Peut-être que les intentions de certains politiciens sont légèrement différentes? D’aucuns prétendent que des liens forts existent entre un parti et un hôpital privé du canton. Et alors, nous glisserez-vous? Il se trouve que ledit hôpital, n’étant pas signataire de la CCT Santé 21, n’est pas privilégié par l’État dans le cadre de la planification des missions hospitalières. Mais tout cela pourrait changer si la CCT Santé 21 n’existait plus.

La CCT Santé 21 coûte 35 mio. de trop?

Faux. Ce chiffre de 35 millions a été avancé dans un débat au Grand Conseil. Il n’a jamais été ni expliqué ni confirmé par ceux qui l’avancent. La CCT Santé 21 n’est donc pas responsable du déficit de l’État.

Des économies pour vos assurances maladies?

Non. Si la facture de votre assurance maladie augmente, ce n’est pas à cause de la CCT Santé 21. D’une part c’est le cas dans toute la Suisse, d’autre part l’étude indépendante de l’IDHEAP indique clairement où se trouvent les surcoûts dans le canton.

Supprimer la CCT Santé 21, ce sont des économies assurées?

Non. La CCT Santé 21 ne peut être remplacée que par une nouvelle CCT. Des négociations s’ouvriraient, longues et coûteuses. Et les nouvelles conventions peuvent se révéler soit meilleur marché soit plus coûteuses. Personne ne peut le prédire.

En outre, nous affirmons en toute transparence que notre personnel reçoit un juste salaire. D’ailleurs, s’il en était autrement, nous ne serions peut-être pas en situation de pénurie.

Notre système de santé est compliqué?

Oui. Dans un État fédéral, les systèmes de financements sont complexes et interconnectés. Mais la CCT Santé 21 n’en est pas la cause. La convention a l’ambition de régler les rapports de travail entre employeurs et employés comme c’est le cas pour 50% des actifs en Suisse.

Si la loi passe, le trafic transfrontalier augmentera?

Oui, c’est la seule certitude. En abandonnant l’actuelle CCT, l’engagement de personnel de soins deviendra très compliqué. Nous sommes déjà dans une situation de pénurie et les conditions salariales du personnel de soins neuchâtelois sont plus faibles que dans les autres cantons. Nous engagerons donc du personnel transfrontalier et le trafic automobile augmentera dans le canton. Est-ce vraiment cela que le peuple neuchâtelois souhaite?

Les pensionnaires, on s’en moque?

Vrai. Et c’est un grand regret. Un petite majorité du Grand Conseil, dans la législature précédente, ne proposait pas un nouveau modèle de santé, ni une nouvelle stratégie de soins moins onéreuse. Elle demandait de faire la même chose avec moins. Elle espérait, sans pouvoir le garantir, obtenir des nouvelles CCT plus avantageuses, donc payer moins le personnel. En tant qu’employeur, nous affirmons que notre personnel reçoit un juste salaire. La qualité des soins prodigués provient du fait que tout notre personnel se sent concerné par les patients, sans distinction entre soignants et non soignants.

Les salaires sont-ils excessifs à Neuchâtel?

Faux. Au contraire, les salaires à Neuchâtel sont globalement plus bas que dans les cantons romands. L’étude indépendante de l’IDHEAP le démontre.

Des salaires plus bas:

Les salaires à Neuchâtel sont comparativement plus bas que dans les autres cantons de comparaison (malgré quelques exceptions notables): nettement plus bas pour les maximums et modérément plus bas pour les salaires médians et minimums. (p.53)

Des avantages peu importants:

Les avantages financiers annexes (i3) sont globalement plus élevés à Neuchâtel qu’ailleurs. Il faut toutefois relever que ces avantages sont proportionnellement peu importants par rapport au niveau des salaires. Et naturellement qu’ils sont relatifs au profil d’employé sélectionné pour la comparaison. (p.54)