L’enjeu, le seul

Le Grand Conseil a supprimé la notion de CCT Santé 21 des textes de lois (notamment la LFinEMS, qui régit le financement de nos institutions), en remplaçant cette convention collective par 2 conventions distinctes, une pour soignants et une pour non soignants.

Pourquoi? La motivation explicite du Grand Conseil est de réaliser des économies.

Notre réponse: C’est tout le contraire qui finira par arriver si les projets de lois sont acceptés puisqu’il faudra mettre sur pied et négocier plusieurs conventions collectives. On créera ainsi une véritable « usine à gaz » qui finira par coûter plus cher que la CCT Santé 21.

Comment? En créant une distinction artificielle au sein du personnel, la volonté politique est de diviser les employés pour ensuite obtenir de meilleures conditions lors des négociations.

Nous considérons que cette nouvelle loi ignore certains mécanismes auxquels nous sommes confrontés. Voici ce qui est en jeu.

Respecter la loi & assurer la qualité

La qualité de nos prestations dépend du niveau de formation de notre personnel et de sa capacité à rester uni pour nos résidents. La CCT Santé 21 nous a permis d’atteindre ces objectifs fixés par le politique en 2000.

Pourquoi changer d’objectif? La qualité des soins ne devrait-elle pas toujours être la priorité dans nos établissements de soins?

Sacrifier 14 ans de collaboration?

Depuis 2003, date de la signature de la première CCT Santé 21, nous entretenons une relation constructive avec les représentants de nos employés. Ils ont d’ailleurs consenti à des sacrifices lors de la signature de la dernière version de la CCT. Notamment en acceptant de travailler 1 heure de plus chaque semaine (41 heures).

Pourquoi arrêter une collaboration entre partenaires sociaux qui fonctionne depuis 14 ans et prendre le risque de générer un conflit social?
Veut-on ainsi mettre à mal la paix du travail qui tend à assurer la prospérité dans notre pays?

Attirer du personnel malgré la pénurie

La pénurie de personnel soignant est avérée. Certains profils professionnels sont actuellement difficiles à trouver dans notre région. Dans un canton proche de la frontière française, la tentation est donc grande d’engager du personnel frontalier. La CCT Santé 21 est garante de la paix du travail et fidélise nos employés.

Pourquoi nous fragiliser en tant qu’employeur en période de pénurie?

Rester focalisé sur les résidents

La distinction proposée par la nouvelle loi entre soignants et non soignants est arbitraire et ne correspond pas à la réalité de notre travail. En divisant le personnel, le politique remet en cause le modèle actuel qui place le résident au centre de notre attention, par une logique métier.

Pourquoi renoncer à mettre le résident au centre des soins?