Conserver notre personnel

Le 3 octobre 2000 tous les partis politiques réclamaient une CCT pour attirer du personnel soignant formé et garantir des soins de qualité.
Le 15 février 2017, le Conseil d’État affirme:

la CCT Santé 21 résulte d’une volonté et d’une demande commune et forte de tous les partis politiques du canton, exprimées à son endroit au début des années 2000 et ayant pour objectif d’améliorer et d’harmoniser les conditions de travail et de rémunération du secteur de la santé neuchâtelois dans un contexte marqué par de gros problèmes d’attractivité de personnel et une situation de pénurie générant de fortes tensions.

Les difficultés liées à l’engagement de personnel formé sont reconnues de tous. La RTS a d’ailleurs consacré un sujet à cette problématique évoquant «les horaires écrasants, le salaire modeste et le manque de reconnaissance» des métiers infirmiers.

 

Une situation critique longtemps sous-estimée par le politique. La journaliste Chloé Steulet, dans un dossier réalisé à la RTS affirme que «protéger cette profession devient crucial si la Suisse ne veut pas se retrouver dans la situation de la France avec un personnel à bout et des suicides qui se multiplient».

En tant qu’employeur de 1’600 personnes, nous sommes aujourd’hui confrontés à une situation de pénurie de personnel soignant. L’Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI) a d’ailleurs décidé d’agir et a récemment lancé une initiative «Pour des soins infirmiers forts». L’objectif est de revaloriser la profession et d’y attirer davantage de jeunes. Dans un tel contexte, comment réagirait notre personnel à l’annonce de l’abandon de l’actuelle CCT? Des départs dans des cantons plus attractifs sont à craindre. Depuis le vote du Grand Conseil neuchâtelois, nous avons déjà constaté une certaine nervosité au sein de notre personnel et une légère augmentation des départs. Cette tendance nous inquiète et tend à fragiliser la qualité des soins à nos résidents.

  • Notre situation: Pénurie de personnel formé & difficulté d’engager.
  • Notre crainte: En abandonnant l’actuelle CCT, nous devenons de facto moins attractifs que les cantons voisins et redoutons un exode de notre personnel.