Se focaliser sur les résidents

En instaurant la distinction entre personnel soignant et non soignant, le Grand Conseil présuppose que les conditions de l’actuelle CCT sont trop généreuses avec une catégorie de collaborateurs – le personnel non soignant.

L’étude de l’IDHEAP (Institut de hautes études en administration publique), commandée par le Conseil d’État y répond pourtant négativement. Les conditions de travail du personnel œuvrant dans le domaine de la santé dans le canton de Neuchâtel se situent dans la moyenne intercantonale des cantons latins et occidentaux. Les conditions de travail sont plus confortables qu’ailleurs, certes, mais les salaires sont plus bas; au final, la CCT Santé 21 est raisonnable en comparaison intercantonale.

La distinction entre personnel soignant et non soignant contrevient également à notre philosophie de travail qui consiste à faire de chaque employé un acteur des soins du résident. Nous essayons de créer une chaîne de valeurs où tout le personnel est l’acteur des soins et des prestations. Opérer subitement une distinction de classe au sein du personnel provoquera des logiques métiers et nous reverrons apparaître des commentaires du type «ce n’est pas mon job, je ne suis pas payé pour faire ça». Nous ne le voulons pas.

  • Notre situation: Tout le personnel est partie prenante des soins du résident.
  • Notre crainte: Une logique métier qui fasse prévaloir les intérêts personnels sur ceux des résidents.